jeudi 8 octobre 2009

LE DSCG

Le DSCG, Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion, est un diplôme d'État dans le domaine de la comptabilité et de la gestion créé en 2006 et sanctionnant cinq années d'études après le baccalauréat.

Dans le cadre de la réforme LMD , deux nouveaux diplômes sont mis en place à la rentrée 2007 par le décret 2006-1706[1]:

- le diplôme de comptabilité et de gestion (DCG) sanctionnant 3 années d’études supérieures après le baccalauréat.
- le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG) sanctionnant 2 années d’études supérieures supplémentaires.
Ces nouveaux diplômes remplacent le diplôme préparatoire aux études comptables et financières (DPECF), le diplôme d'études comptables et financières (DECF) et le diplôme d'études supérieures comptables et financières (DESCF). Ces diplômes sont délivrés pour la première fois en 2008 et font partie du cursus de l’expertise comptable.

Ce diplôme compte 7 Unités d'Enseignement indépendantes obligatoires et 1 épreuve facultative de langue étrangère (épreuve écrite d'allemand, d'espagnol ou d'italien).

Épreuve n° 1 : gestion juridique, fiscale et sociale - 180 heures
Nature : épreuve écrite portant sur l'étude d'un cas ou de situations pratiques pouvant être accompagnées de commentaires d'un ou plusieurs documents et/ou d'une ou plusieurs questions.
Durée : 4 heures.
[détails]

Épreuve n° 2 : finance - 140 heures
Nature : épreuve écrite portant sur l'étude d'un cas ou de situations pratiques pouvant être accompagnées de commentaires d'un ou plusieurs documents et/ou d'une ou plusieurs questions.
Durée : 3 heures.
[détails]

Épreuve n° 3 : management et contrÔle de gestion - 170 heures
Nature : épreuve écrite portant sur l'étude d'un cas ou de situations pratiques pouvant être accompagnées de commentaires d'un ou plusieurs documents et/ou d'une ou plusieurs questions.
Durée : 4 heures.
[détails]

Épreuve n° 4 : comptabilitÉ et audit - 125 heures
Nature : épreuve écrite portant sur l'étude d'un cas ou de situations pratiques pouvant être accompagnées de commentaires d'un ou plusieurs documents et/ou d'une ou plusieurs questions.
Durée : 4 heures.
[détails]

Épreuve n° 5 : management des systÈmes d'informations - 115 heures
Nature : épreuve écrite portant sur l'étude d'un cas ou de situations pratiques pouvant être accompagnées de commentaires d'un ou plusieurs documents et/ou d'une ou plusieurs questions.
Durée : 3 heures.
[détails]

Épreuve n° 6 : Épreuve orale d'Économie se dÉroulant partiellement en anglais
Nature : épreuve orale. Cette épreuve comporte une préparation de deux heures sans autres documents que ceux qui sont fournis avec le sujet. Les documents sont en anglais. La question à traiter est rédigée en français. Dans un premier temps, le candidat doit présenter en français l'exposé qu'il a préparé. Dans un second temps, un entretien est mené successivement en français et en anglais ; il porte sur le sujet et, le cas échéant, sur d'autres parties du programme de l'épreuve.
Durée : 1 heure maximum (exposé : 20 minutes maximum ; entretien en français : 20 minutes maximum ; entretien en anglais : 20 minutes maximum).
[détails]

Épreuve n° 7 : relations professionnelles - 60 heures
Nature : épreuve orale de soutenance d'un rapport de stage dont la durée est d'au moins douze semaines ou d'un rapport portant sur une expérience professionnelle au moins équivalente.
Durée : 1 heure maximum.
[détails]

Épreuve n° 8 : Épreuve facultative de langue Étrangère
Nature : épreuve écrite pouvant comporter, à partir de documents fournis, rédigés en allemand, espagnol ou italien (au choix du candidat lors de l'inscription), la traduction d'une partie d'entre eux en français ou la rédaction d'un résumé ou d'une note ou de commentaires dans l'une des 3 langues précitées ou en français ou la rédaction d'un document à caractère commercial dans l'une des 3 langues précitées ou toute combinaison de plusieurs des exercices précédents.
Durée : 3 heures.
[détails]

vendredi 24 avril 2009

Plan jeunes : Nicolas Sarkozy défend une "logique d’investissement"

à lire sur le monde.fr


En présentant vendredi 24 avril le plan pour l'emploi des jeunes, Nicolas Sarkozy n'a pas caché la gravité de la situation. "Si on ne fait rien, ce sont entre 170 000 et 220 000 jeunes de plus qui pourraient se retrouver au chômage d'ici fin 2010. Je ne veux pas d'une génération sacrifiée", a-t-il lancé lors d'une visite au centre de formation de Véolia à Jouy-le-Moutier (Val-d'Oise). "Travaillons ensemble. Le gouvernement est totalement prêt au dialogue", a-t-il ajouté en appelant à la mobilisation des régions et des partenaires sociaux.
Le plan devrait coûter 1,3 milliard d'euros et concerner plus de 500 000 jeunes, qu'ils soient diplômés ou sans qualification. Il sera financé essentiellement par l'Etat via le fonds d'investissement social, créé en février pour développer la formation. Sa conception est de facture classique: il s'agit d'activer par de nouvelles aides aux entreprises les contrats existants qui ont fait leur preuve en privilégiant deux axes : la formation et l'insertion sur le marché du travail. M. Sarkozy a néanmoins tenu à marquer sa rupture par rapport à ses prédécesseurs en affirmant "son refus du traitement social" et autres "fausses solutions". "C'est une logique d'investissement", a-t-il insisté.Priorité est donnée à la formation en alternance avec un objectif de 35 000 contrats en apprentissage supplémentaires et 30 000 contrats de professionnalisation en plus. Le chef de l'Etat a appelé à "la mobilisation des branches et des entreprises… Ce n'est pas seulement faire preuve de sens civique. Il y va de leur intérêt", a t il insisté en confiant à Henri Proglio, PDG de Véolia environnement, la mission de leur faire signer une "charte de l'alternance" assortie d'engagements précis. Le secteur de l'hôtellerie-restauration qui a bénéfiicé d'une baisse de la TVA devrait être l'un des premiers à signer.

Concrètement, les entreprises qui recruteront des apprentis avant le 30 juin 2010 ne paieront pas de charges sociales, quelles que soient leur taille. Une prime de 1 800 euros sera en outre accordée à celles qui emploient moins de 50 salariés. Les centres de formation devront veiller à ce que les apprentis en rupture de contrat puissent rapidement trouver un nouvel employeur. L'objectif est de porter le nombre de contrats à 320 000 (contre 285 000 signés en 2008).


STAGES RÉMUNÉRÉS À PARTIR DE DEUX MOIS

Les contrats de professionnalisassions devraient aussi monter en puissance. Les entreprises qui embaucheront un jeune de moins de 26 ans avec ce type de contrat bénéficieront d'une aide de 1 000 euros, portée à à 2 000 euros si le jeune n'a pas le niveau bac. L'objectif est de conclure 170 000 contrats entre juin 2009 et juin 2010 (contre 142 000 en 2008).

Par ailleurs, 50 000 contrats d'accompagnement formation seront proposés aux jeunes de 16 à 25 ans inscrits à Pôle emploi ou suivis par les missions locales et 7 200 places supplémentaires seront proposées dans les écoles de la deuxième chance à des jeunes faiblement qualifiés, dans le cadre d'un partenariat avec les régions.

Parallèlement, M. Sarkozy a annoncé une série de dipositions pour faciliter l'insertion des jeunes dans la vie active. Les stages seront dorénavant rémunérés à partir de deux mois, et non plus trois. Cette décision s'appliquera immédiatement dans la fonction publique. Pour que les stages débouchent davantage sur un contrat à durée indéterminée, l'Etat offira une aide exceptionnelle de 3 000 euros aux entreprises qui embaucheront sous cette forme avant la fin septembre 2009 les jeunes en stage avant le 24 avril 2009.

Pour les jeunes en chômage de longue durée, le nombre de "contrats initiative emploi" proposés dans le secteur marchand sera doublé (50 000 supplémentaires). Ils concerneront surtout les secteurs du développement durable et de l'économie sociale.

Pour les jeunes qui n'entrent dans aucun de ces dispositifs, une enveloppe complémentaire de 30 000 contrats aidés sera proposée, prioritairement dans les collectivités locales. L'Etat les financera à hauteur de 90% durant douze mois. Pôle emploi sera chargé, au terme des contrats, d'offrir un emploi ou une qualification dans le privé.

Benoît Floc'h

lundi 9 mars 2009

AUTO ENTREPRENEUR

La loi de modernisation de l'économie n° 2008-776 du 04.08.08, titre I chap. 1 a instauré le statut de l'autoentrepreneur applicable depuis le 01.01.09.

Ce statut s’adresse aux personnes qui ne veulent pas nécessairement créer une société commerciale pour exercer leur activité et souhaitent pouvoir débuter ou arrêter facilement leur activité indépendante, qu'il s'agisse d'étudiant, salarié, fonctionnaire, demandeur d'emploi ou retraité avec de nombreux autres avantages pour un minimum de risque.

Forme juridique :
Obligatoirement Entreprise Individuelle (EI)(pas de capital minimal et responsabilité illimitée de l'exploitant)

Avantages particuliers :
- Dispense d'inscription au Registre du Commerce et des Sociétés RCS ou au Registre des Métiers RM. (Les professions libérales ne sont pas concernées par cette dispense).
- Application du régime fiscal et social des micro-entreprises.
- Création et radiation extrêmement simplifiées et rapides (possible par Internet)
- En plus de sa résidence principale, l’entrepreneur individuel pourra par une simple déclaration chez un notaire rendre insaisissables tous ses biens fonciers bâtis et non bâtis dans la mesure où ils ne sont pas affectés à l’usage professionnel.
- La nécessité d’autorisation administrative pour utiliser son domicile situé en rez-de-chaussée en tant que local professionnel sera supprimée, y compris pour une activité commerciale.

Accessibilité : ce statut n'est accessible qu'aux entreprises ayant un chiffre d'affaires maximum de :
- 80 000 euros HT pour une activité de vente de marchandises, d'objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place ou une activité de fourniture de logement,
- 32 000 euros HT pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC).

Charges sociales : obligatoirement régime micro-social (du régime micro-entreprise) avec prélèvement libératoire trimestriel ou mensuel (au choix) calculé sur le chiffre d'affaires et égal à partir du 1° janvier 2009 à :
- 12% pour une activité commerciale.
- 21,3% pour une activité de prestations de services
- 18,3% pour les prestations de service des professionnels libéraux affiliés à la CIPAV.
Aucune déduction de frais ou de charges possible pour l'application de ce pourcentage.

Fiscalité : si la condition de revenu maximum du foyer fiscal est remplie, prélèvement libératoire trimestriel ou mensuel (au choix) calculé sur le chiffre d'affaires, mis en place au 1° janvier 2009 et égal à :
- 1 % s'il s'agit d'entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir le logement,
- 1,7 % pour les entreprises dont l’activité principale est de fournir des prestations autres que celles relevant du seuil de 80 000 euros,
- 2,2 % autres prestations de service, imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC).

Aucune déduction de frais ou de charges possible pour l'application de ce pourcentage.
Cette option n'est possible que pour les personnes ayant déjà opté pour le régime micro-social.Si la condition de revenu maximum du foyer fiscal n'est pas remplie l'auto-entrepreneur sera assujetti au régime de base de la micro-entreprise, barème progressif après un abattement forfaitaire.

TVA : non soumis à la TVA.

TP : les contribuables ayant opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu sont exonérés de la taxe professionnelle pour une période de deux ans à compter de l’année qui suit celle de la création de leur entreprise, ce qui correspond de fait à trois ans sans payer de TP. Le 05/02/2009 Sarkozy a annoncé la suppression de la TP en 2010.
Plus d'infos ici

mercredi 4 mars 2009

La déconfiture des fonds spéculatifs accélère la chute des marchés financiers

LE MONDE 04.03.09 14h12 • Mis à jour le 04.03.09 14h12
Les fonds spéculatifs (hedge funds) vont-ils disparaître de la planète financière et entraîner dans leur chute les marchés boursiers ? Depuis le début de la crise, la situation de ces investisseurs spécialisés dans les stratégies risquées devient explosive. En 2008, un tiers d'entre eux a mis la clé sous la porte, et selon les économistes, la moitié pourrait disparaître d'ici à la fin 2009.

Un hedge fund sur trois n'a pas survécu à la crise
Le poids du secteur. Cette activité pesait 1 400 à 1 500 milliards de dollars fin 2008, contre 2 200 milliards un an plus tôt. Début 2008, les fonds spéculatifs étaient environ 10 000. Un tiers d'entre eux ont disparu depuis.
Les performances. En 2008, la moyenne des rendements des hedge funds, calculée par l'indice HFRI composite, a été de - 19 %.


La déconfiture de ces financiers réputés pour leur opacité et leurs stratégies parfois déstabilisantes fondées, notamment, sur le recours massif à l'emprunt pour doper leurs performances (via un "effet de levier") est préoccupante car elle est en train d'accélérer la chute des marchés. "Ils font peser une forte pression à la baisse", confirme-t-on chez Morgan Stanley, aggravant ainsi les difficultés d'autres financiers.

Comment ? D'une part, les clients de ces fonds, grandes fortunes ou investisseurs institutionnels, paniqués, parfois ruinés par la crise, retirent brusquement leur épargne de ces placements risqués. Selon une étude de Morgan Stanley, ces retraits représentaient 20 % de la valeur des actifs des hedge funds au second semestre de 2008. En 2009, ils pourraient atteindre encore 15 % à 30 % de leur capital, soit 945 milliards de dollars (755 milliards d'euros) en moyenne et 1 200 milliards dans le pire des scénarios.

En voyant la valeur des actifs des fonds se réduire, les créanciers prennent peur et réclament davantage de garanties, voire le remboursement de leurs dettes. Les fonds vendent alors leurs actifs dans l'urgence, quitte à les brader. Ceci expliquerait en partie la chute continue de la Bourse, mais aussi des marchés des matières premières, de l'immobilier etc., dans lesquels ces fonds ont investi. L'ampleur du phénomène est difficile à chiffrer mais "il est d'autant plus net que les volumes sur les marchés sont de plus en plus faibles", indique Guillaume Monarcha, responsable de la recherche hedge funds chez Natixis.

Jusqu'où cela peut-il aller ? En 1998, la faillite du fonds LTCM avait fait planer un "risque systémique", une mise en péril de tout le système financier obligeant la Réserve fédérale américaine à intervenir.
"LOI DE DARWIN"
Un tel scénario peut-il se répéter ? "C'est peu probable", rassure M. Monarcha. Selon lui, ce risque était réel au début de la crise mais s'est estompé. Avec le credit crunch (raréfaction du crédit), ces fonds empruntent moins, ce qui limite les effets multiplicateurs de leur banqueroute. Ils sont aussi devenus bien moins puissants. Selon le Hedge Funds Research, ils pèsent aujourd'hui 1 400 milliards de dollars, contre 2 100 milliards début 2008. Ce qui fait dire à Bernard Lozé, du fonds de hedge funds Lozé et Associés : "Prétendre qu'ils font chuter les marchés est absurde : ils représentent à peine 1,2 % de l'industrie financière."
In fine, "la disparition d'une partie des hedge funds est même plutôt saine, enchérit son collaborateur Frédéric Neefs. Les plus faibles disparaissent, ne restent que les gérants les plus talentueux, c'est la loi de Darwin." Mieux, pour retenir les clients, les fonds s'obligeraient à plus de transparence. "Y compris les plus secrets, assure M. Lozé, comme le fonds de M. Tudor !", l'une des stars du marché.
Claire Gatinois
Article paru dans l'édition du 05.03.09.

mardi 3 mars 2009

Sagem et Sage fournissent le « petit kit de la TPE »

Cette solution clé en main, qui comprend un PC, un appareil multifonction (imprimante, copieur, fax) et un logiciel de gestion, est proposée conjointement par les deux acteurs.

Bertrand Braux, 01net., le 03/03/2009 à 13h40
Sage, éditeur de logiciels de gestion, et Sagem Communications, fabricant d'équipements de communication et d'impression, viennent d'annoncer une alliance qui aboutit à la mise sur le marché d'une offre inédite pour les petites entreprises. Baptisée Open2Work Comptabilité, celle-ci comprend un PC communicant, sur lequel est installé le logiciel de gestion comptable et financière Sage 30 Edition Pilotée, et un équipement d'impression multifonction noir et blanc réunissant dans le même appareil les fonctions d'imprimante, de scanner, de copieur et de fax.
Le PC, de configuration standard (processeur 2,4 GHz, memoire de 1 Go et disque de 80 Go), intègre en plus une petite suite logicielle propriétaire de Sagem permettant de réaliser de nombreuses opérations : réception et envoi de fax logiciels, envoi de SMS, opération de scan to mail, mailing de fax, envoi de courriers postaux grâce à la solution de postage en ligne Maileva, etc.
Un ensemble prêt à l'emploi
« Cette solution s'inspire fortement de son prédécesseur, le Quadrige. Son intérêt réside dans l'intégration de ses différentes briques, qui en fait une solution fiable, simple d'utilisation et bien adaptée aux petites entreprises », résume Joel Roman, directeur marketing de la division terminaux d'impression de Sagem. L'offre est commercialisée exclusivement par le réseau de distribution de Sage et non par celui de Sagem. Elle est proposée à moins de 300 euros HT par mois en location évolutive, sur une période de 36 mois, par l'intermédiaire du spécialiste du leasing Leasecom.

lundi 2 mars 2009

Le CAC 40 au plus bas depuis 2003

Les bonnes nouvelles parues dans le monde aujourd'hui :
Moins 4,48 % pour Paris, - 5,33 % pour Londres, - 3,48 % pour Francfort. L'ensemble des grandes Bourses européennes a clôturé en forte baisse, lundi 2 mars. A Wall Street, l'inquiétude était aussi palpable avec un Dow Jones qui, à 17h40, perdait 2,97 % et passait sous la barre des 7 000 points pour la première fois depuis octobre 1997. Cette chute générale a pour origine le déluge de mauvais indicateurs économiques et des craintes pour la santé des groupes financiers qui se sont accumulés dans la journée.
Aux Etats-Unis, l'assureur américain AIG a annoncé une perte nette record de 61,7 milliards de dollars au quatrième trimestre, frôlant les 100 milliards de dollars de pertes pour 2008. Pour parer au pire, le Trésor américain a dévoilé de nouvelles mesures de soutien dont une rallonge de 30 milliards de dollars et une prise de participation dans deux filiales du groupe. L'organisme de refinancement hypothécaire américain Freddie Mac a de son côté confirmé qu'il comptait réclamer une rallonge de 30 à 35 milliards de dollars au Trésor.Au Royaume-Uni, HSBC, réputée pourtant pour sa solidité financière, a dû annoncer une augmentation de capital de 12,5 milliards de livres (14,1 milliards d'euros) après une chute de 70 % de son bénéfice net. Elle va de plus supprimer 6 100 emplois aux Etats-Unis. Cette augmentation de capital est la plus grosse jamais réalisée en Grande-Bretagne.

En Allemagne, le constructeur automobile Volkswagen a prévenu qu'il s'attendait à un recul de ses bénéfices cette année, après avoir vu son bénéfice net grimper de plus de 15 % en 2008, à 4,8 milliards d'euros.
En France, la situation économique s'assombrit : Paris s'attend, en 2009, à un recul du PIB de 1,5 % (contre - 1 % attendus jusqu'ici) et à "plus de 300 000 destructions d'emplois", selon la ministre de l'économie, Christine Lagarde.

L'Italie a, elle, annoncé une baisse de son PIB de 1 % en 2008, la pire depuis 1975, due à un recul des exportations de 3,7 %.

Dans la zone euro, l'inflation a également légèrement accéléré en février, à 1,2 % sur un an, selon une première estimation de l'office européen des statistiques Eurostat.
Sur le marché des changes, l'euro perdait du terrain, lundi, face au dollar et au yen, après le rejet, dimanche, par les dirigeants européens de l'idée d'un grand plan d'aide pour l'Europe de l'Est. Craignant de voir "un nouveau rideau de fer" couper l'Europe en deux, le premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany avait plaidé, dimanche, pour un programme doté de 190 milliards d'euros. Mais sa demande a été écartée par la plupart de ses partenaires.

Les ventes automobiles ont poursuivi leur dégringolade en février en Europe : elles ont baissé de 13,1 % en France et ont reculé de 48,8 % en Espagne. En zone euro, l'activité du secteur manufacturier a continué de se détériorer en février, avec un recul légèrement plus fort que prévu de l'indice des directeurs d'achat (PMI). L'indice PMI a reculé de 0,9 point, à 33,5 points, plus bas niveau jamais enregistré en onze années et demi d'existence.

En Corée du Sud, la production industrielle a diminué de 25,6 % sur un an. Au Japon, le marché automobile s'est effondré de 32,4 % en février. Egalement le mois dernier, les allocations chômage ont atteint un montant record à Taïwan. Reflet de la paralysie économique, les ventes mondiales d'ordinateurs devraient reculer de 11,9 % cette année, à 257 millions d'unités, soit le plus fort déclin de leur histoire, selon l'institut d'études Gartner.
Seule éclaircie au tableau, les dépenses de consommation des ménages américains ont augmenté en janvier de 0,6 % par rapport à décembre, mieux que prévu par les analystes, après six mois consécutifs de baisse. Mais l'activité dans l'industrie aux Etats-Unis a continué de se contracter en février.

samedi 28 février 2009

FIN DES COURS DEBUT DE STAGE

Mes derniers cours viennent de se terminer et lundi j'attaque mon stage de 4 mois de fin d'études dans le cabinet AUDEC, Audit Expertise comptable et Commissariat aux Comptes.
J'avais déjà eu la possibilité pendant 9 semaines l'an passé de faire un premier stage auprès de l'équipe de Muriel JOURET, co-associée du cabinet, experte comptable et commissaire aux comptes.
Mais cette fois-ci, j'aurais 4 mois pour apprendre et aider le cabinet. A la fin de ce stage, une soutenance orale fera l'objet d'une note et me permettra (si tout va bien) de valider mon Master CCA, Comptabilité, contrôle, audit. Il va donc falloir que je trouve un sujet de mémoire pouvant à la fois servir le cabinet et moi-même. Pas évident donc mais on va tout faire pour trouver!
Après ce stage, je préparerai les UV 1 et 4 du DSCG, Diplôme Supérieur de Comptabilité et Gestion, que je passerai en octobre prochain.

COBIT V4




Control Objectives for Business and related Techonology – Contrôle de l’Information et des Technologies Associées= outil fédérateur qui permet d'instaurer un langage commun pour parler de la gouvernance des SI en intégrant d'autres référentiels + Souci de transparence des informations.

Le CobiT a été développé en 1994 (et publié en 1996) par l’ISACA (Information Systems Audit and Control Association).

L’ISACA a été crée en 1967 et est représenté en France depuis 1982 par l’AFAI (Association Française de l’Audit et du conseil Informatique). C'est un cadre de contrôle qui vise à aider le management à gérer les risques (sécurité, fiabilité, conformité) et les investissements. CobiT a évolué, la version 4 est apparue en France en 2007.

CobiT est une approche orientée processus :
- Propose une couverture étendue et de haut niveau en focalisant l’attention sur les exigences métier
- Permet d’intégrer des pratiques hétérogènes dans un cadre unique et de les relier aux objectifs métiers stratégiques
- Relie les objectifs du SI à ceux de l’entreprise pour évaleur sa maturité envers son SI
- Permet d’évaluer et de contrôler l’environnement informatique
- Permet de diagnostiquer d’éventuels dérapages (via une échelle)
- Référentiel reconnu pour permettre de répondre aux exigences de SOX dans le domaine des SI


1.2 Gouvernance SI
Gouvernance selon COBIT : structure de relations et de processus visant à diriger et contrôler l’entreprise pour qu’elle atteigne ses objectifs en générant de la valeur, en trouvant le bon équilibre risques/avantages des technologies de l’information et de leurs processus. 5 axes :
- Alignement stratégique SI
- Apport de valeur
- Gestion des ressources
- Gestion des risques
- Mesure des performances



1.3 Cadre de référence
- Critères de l'information : cette rubrique va intéresser la direction générale en indiquant ce que l'implantation d'un processus donné va apporter sur les informations (par exemple sur l'information décisionnelle). Ces critères sont :
- efficacité : qualité et pertinence de l’information, distribution cohérente
- efficience : rapidité de délivrance
- confidentialité : protection contre la divulgation
- intégrité : exactitude de l’information
- disponibilité : accessibilité à la demande et protection (sauvegarde)
- conformité : respect des règles et lois
- fiabilité : exactitudes des informations transmises par le management
En améliorant l'information selon ces critères, l'organisation pourra atteindre plus facilement ses objectifs, cela ouvrira des nouvelles opportunités et améliorera la rentabilité.

- Les ressources : cette partie concerne plus le directeur des SI ou responsable des SI, pour l'informer des ressources qui vont être impactées par le processus. Les différentes ressources sont :
- les compétences : le personnel, efficacité des collaborateurs (internes et externes)
- les applications : ensemble des procédures de traitement
- l'infrastructure : ensemble des installations, Data Center…
- les données : informations au sens global (format, structure…)
- les technologies : équipement, softwares, bases de données, réseaux…

- Les processus : destinés à l'attention du gestionnaire de processus, ils vont définir la structure des domaines, des processus et des tâches. Il faut savoir qu’un processus se définit comme un ensemble de tâches.


1.4 Objectifs de contrôle
Définir et aligner objectifs métiers et objectifs informatiques :
- Identifier les objectifs métiers
- Les traduire en objectifs informatiques
- Identifier les processus COBIT qui vont contribuer à atteindre les objectifs informatiques
- Repérer ensuite les activités des processus nécessaires à l’atteinte des objectifs

Le contrôle des processus informatiques qui répondent aux impératifs de l’entreprise est rendu possible par les listes de contrôle qui tiennent compte des pratiques de contrôle.


1.5 Domaines et processus
Le modèle CobiT constitue une structure de relations et de processus (framework) visant à un pilotage et un contrôle des technologies de l'information par le management de l'entreprise pour atteindre ses objectifs, en utilisant ces technologies de l'information comme moyen pour améliorer l'activité et répondre aux besoins métiers, besoins consolidés dans le plan stratégique de l'entreprise. Il définit 34 processus regroupés en quatre étapes successives :

Le CobiT consiste à décomposer tout système informatique en 4 domaines, 34 processus, 200 objectifs de contrôle :
- PO, Planification et Organisation : dans ce domaine nous cherchons à savoir comment utiliser les technologies afin que l’entreprise atteigne ses objectifs.
- AI, Acquisition et Implémenter : ici CobiT cherche à définir, acquérir et mettre en œuvre des technologies en les alignant avec les processus métiers de l’entreprise.
- DS, Délivrer et Supporter : l’objectif est de garantir l’efficacité et l’efficience des systèmes technologiques en action.
- SE, Surveiller et Evaluer : Il convient ici de vérifier si la solution mise en place soit en adéquation avec les besoins de l’entreprise dans une vision stratégique.

Pour les 34 processus : ressources nécessaires+ indicateurs utiles

Pour chaque processus, 4 rôles : responsabilité de l’activité, garant de l’activité, personne consultée, personne informée.
CobiT s’adresse à différents utilisateurs :
- Le management pour lequel il offre un moyen d’aide à la décision
- Les utilisateurs directs pour lesquels il permet d’apporter des garanties sur la sécurité et les contrôles des services informatiques.
- Les auditeurs et les consultants auxquels il propose des moyens d’interventions reconnus internationalement.

AUDIT INTERNE DANS LE SI

Activité indépendante et objective qui donne une assurance raisonnable sur le degré de maitrise de ses opération, lui apporte conseils et contribue à créer de la VA.

1. Fonctions et missions
Intègre l’ensemble des fonctions de l’entreprise, assiste le management.
Types de missions :
- Audit de conformité : contrôle de cohérence politique/application
- Audit d’efficacité : notion de performance
- Audit de management : adéquation politique/stratégie
- Audit de conseil : attention problème d’indépendance et d’objectivité
Missions :
- Identifier les causes des dysfonctionnements
- Informer le comité exécutif des insuffisances
- Proposer des mesures correctives
- Recommandation = obejctif mesurable + plan d’action
- Apprécier la mise en place des recommandations et en vérifier l’efficacité
2. l’auditeur interne
- respecte le code de déontologie et les normes de la profession
- indépendance et objectivité
- connaissances et aptitudes nécessaires
- consciences professionnelle, jugement « raisonnable »
- relations de bonne qualité
- confidentialité

3. SI et rôle de l’auditeur
Norme 1200 : compétence et conscience professionnelle
Norme 2120 : nature du travail – le contrôle
4. Méthodologie de l’AI
- des risques à la mission d’audit : vérifier que les risques sont sous contrôle et assurés par l’AI, programme d’audit
- 3 phases d’une mission d’AI : préparation, réalisation, conclusion
- Approche systématique et méthodique de l’AI
- Un principe de supervision de la mission d’audit organisée sous la responsabilité du responsable de l’audit

5. Outils de l’AI
- Lettre de lancement
- Plan d’approche : résume et conclut les entretients préparatoires, précise le cadre de la mission
- Dossier d’audit : pour documenter les travaux et étayer les conclusions, aide à l’organisation et la coordination du travail, outil de supervision
- La FACIR : feuille d’analyse du CI et des risques
- La FRAP : feuille de révélation et d’analyse de problème
- Restitutions orales et écrites
- Le rapport d’audit
- Entretien de l’AI : 5 questions de base : QQOQC : qui quoi où quand comment

6. Critères de preuve et techniques de vérification
- Utile : intéressante
- Pertinente : a du sens
- Suffisante : assurance raisonnable
- Concluante : conclusion définitive

Plus l’info est susceptible d’influencer la décision de son lecteur, plus elle doit être convaincante et plus elle est convaincante, plus elle coûte cher.

SOX & LSF DANS LE SI

- Pour une meilleure gouvernance d’entreprise : qui s’appuie sur des principes d’équité, de transparence, de responsabilité, d’équilibre des pouvoirs et d’efficacité
- Pour restaurer la confiance des investisseurs

1. SOX
Applicable aux sociétés cotées aux USA, porte sur :
- Gouvernement d’entreprise et les responsabilité de la DG
- L’efficacité du CI et l’amélioration de l’info financière
- Implique un engagement accru du management de l’entreprise

SOX : opportunité pour le CI :
- Renforcer la culture de bonne gouvernance et de CI
- Démontrer l’efficacité du CI sur l’info financière
- Bénéfices attendus : cohérence accrue, mobilisation interne, communication

2. LSF
Met l’accent sur :
- Le rôle de surveillance de l’AG
- La transparence accrue de l’info financière publiée
- Règlementation renforcée concernant l’indépendance des CAC
- Exigences de la loi renforcent les rôles et responsabilités de la DG et du CAC

3. Renforcer la culture de bonne gouvernance et de CI
Couvre 4 domaines et concerne les procédures destinées à renforcer la culture de bonne gouvernance et de CI : Gouvernance d’entreprise : charte de déontologie, règles de fonctionnement du CA et ses comités… ; CI ; Qualité de l’info publiée ; RH
Démontrer l’efficacité du CI existant : mette sous contrôle qualité les processus qui contribuent à l’élaboration de l’info financière via un PCIF : processus de CI financier.
Le rôle de l’AI dans le projet SOX : formation des personnes, préparation de la certification